Montpellier–Casablanca : les artistes font vivre le lien entre les deux rives
Arts numériques, musique, écriture et bande dessinée : regardez ce qui se construit entre la France et le Maroc avec la Biennale Euro-Africa.

Ce qui m’intéresse dans ce rendez-vous, ce sont les artistes et les collaborations derrière l’affiche. Des parcours entre plusieurs pays, des métiers différents et une même occasion de faire découvrir leur travail.
Programmée du 15 au 18 octobre 2026 à Casablanca, Mohammedia et Benslimane, la Biennale Euro-Africa est née à Montpellier. Elle annonce près de 25 événements, avec notamment l’appui de Montpellier, de Casablanca-Settat, de la Région Occitanie, de l’Institut français de Casablanca et de la Halle Tropisme. [1]
Kamel Ghabte : le patrimoine rencontre les arts numériques

Artiste numérique franco-marocain, Kamel Ghabte développe des expériences interactives et immersives. Il présente son travail comme une rencontre entre art, technologie et patrimoine culturel. [2]
Son exposition « Onze passages entre deux rives » réunit onze œuvres autour de la mémoire, du corps, de la médina et des enjeux climatiques. Une proposition qui donne envie de regarder comment les outils numériques peuvent aussi interroger les héritages culturels. [1]
La scène marocaine de Montpellier au programme
« Noss/Noss » associe Adil Smaali, Aziz Konkrite, Widad Mjama, Adil Kaced et Fedwa Misk. Organisée avec le festival Arabesques, cette proposition du collectif +212 mêle musique, performance et poésie. [1]
Widad Mjama est une chanteuse marocaine. Son parcours passe par le rap à Casablanca et par la France ; avec Khalil Epi, elle développe Aïta mon amour, une relecture contemporaine de l’aïta. [3]
Adil Kaced est compositeur et musicien, né à Meknès et installé en France. Cofondateur de la compagnie Concordance à Montpellier, il travaille au croisement de la musique et du spectacle vivant. [4] Fedwa Misk est autrice, journaliste et militante féministe marocaine. [5]





Des échanges qui se jouent aussi derrière les platines
La programmation associe 4S’, à Casablanca, et Piñata Radio, à Montpellier, pour une carte blanche musicale. Ces structures accompagnent des DJ et producteurs dans leurs villes respectives. Voilà un exemple concret du lien entre les deux scènes. [1]
La bande dessinée et la transmission

Sabrina Timsit, autrice franco-marocaine et fondatrice des éditions Qalam Kalam, est annoncée pour deux ateliers d’initiation à la bande dessinée. Sa maison d’édition confirme sa participation les 16 et 18 octobre. [6]
C’est cette diversité que j’ai envie de présenter dans OWN IT : des œuvres, des métiers et des personnes. Les parcours entre la France et le Maroc méritent aussi d’être racontés à travers ce qu’ils produisent et ce qu’ils transmettent.